Lexpress.fr | 10.06.2010 | par Gary Grabli

A 24 heures du coup d’envoi de la Coupe du Monde, les Français qui ont fait le déplacement y croient.

C’est la première journée d’un séjour qu’ils veulent le plus long possible. « On suit le parcours des Bleus. Moi, j’ai prévu de rester jusqu’au 11 juillet, pour la finale. J’espère ne pas devoir revenir au pays plus tôt. » Hervé a l’air confiant, et l’averse matinale qu’il a bravée ce matin n’a pas douché ses espoirs en bleu. L’hiver à Cape Town, ou les montagnes russes… et la mer. « On est de Marseille, on vient de quitter l’été pour se retrouver sous la pluie. Mais on est là pour la bonne cause : soutenir notre équipe de France. »
Avec son groupe de supporters, les « Irrésistibles Français », Hervé a décidé d’aller faire un tour par Robben Island, l’île-prison dans laquelle Nelson Mandela est resté enfermé. Une visite en forme de pèlerinage, le jour même où « Madiba » a promis qu’il assisterait à la cérémonie d’ouverture, vendredi. « Nous sommes en Afrique, un nouveau continent pour moi, et pour la Coupe du monde. Je me dois de faire honneur à son histoire », explique Hervé.

Serial supporter

Lucien en est à son quatrième de Mondial. « Lucien Laurent, c’est mon nom, c’est aussi le nom du premier buteur français en Coupe du Monde. C’était en 1930, en Uruguay. C’est un hasard, un heureux hasard. » La visite terminée, la petite troupe tricolore est prise à parti par un concert de vuvuzelas. En chef d’orchestre, Feliz, hôtesse d’accueil du musée la journée, et supportrice des Bafana Bafana… la journée. « Les Français, on les attend. On ne craint personne, et surtout pas la main de Thierry Henry! »

Un peu plus loin, un autre groupe de supporters échangent quelques Jabulani, du nom du ballon sud-africain, sur le Waterfront. Les « Allez les Bleus » s’ajoutent à la Marseillaise de nos « Irrésistibles Français », pour un concert polyphonique à une couleur, bleue. Ce matin, Bob Busita a rameuté son équipe de fans. « Nous sommes Congolais, mais notre équipe, c’est la France. Dans 48 heures, on rentre dans la compétition, c’est maintenant qu’il faut s’y mettre ».
Surprise pour Didier, l’équipe de France est presque aussi populaire en Afrique que dans l’Hexagone. « Ca promet, c’est fou, les gens se mettent à danser, à chanter, à souffler dans leurs trompettes, pour un rien. Ca change de l’Allemagne, il y a quatre ans.’ Les Sud-Africains ont prévenu, le mois prochain sera celui de la « Fever Soccer », la fièvre du foot.