C’est le jour J ! Attendu, préparé, convoité, il a parfois même était rêvé depuis longtemps. C’est LE grand départ. 250 Irrésistibles Français partirons soutenir les Bleus en Russie. Aujourd’hui, nous sommes une soixantaine à prendre la direction de Kazan. J’en fait partie. J’en suis ravi.

Il est vrai que depuis quelques jours, les nuits se raccourcissaient de plus en plus alors que les journées de travail, durant lesquelles l’attention nécessaire à toute efficacité professionnelle me faisait parfois fausse compagnie, prenaient leur temps.

Aéroport Charles-de-Gaulle, 18h30. Mon vol à destination de Riga vient de prendre les airs. Avant cela, il a fallu passer par de nombreuses étapes. Le comité d’organisation de la Coupe du Monde et la FIFA nous avaient réservé un « programme administratif » de choix. Disons le tout de suite, le travail considérable des membres du bureau des Irrésistibles Français a permis de limiter et sécuriser l’ensemble de ces démarches. Outre le passeport indispensable, chaque supporter souhaitant se rendre sur le territoire russe doit être en possession d’une ID-FAN. Cette carte d’identité personnelle ne me quittera pas durant toute la Coupe du Monde. Reprenant la totalité des informations de mon passeport, elle fait office de VISA, me permet d’accéder au stade et m’offre les transports entre les villes hôtes mais aussi dans la ville le jour de chaque match de l’équipe de France. Inutile de dire que cette carte plastifiée sur laquelle ma photo semble avoir été prise lors d’un shooting de garde à vue sera choyée tout le nom de mon séjour.

Il a fallu aussi préparer sa valise ! 20kg, pas plus ! Le tambour de déplacement ainsi que quelques étendards à l’effigie de l’asso y ont trouvé leur places. Les maillots frappés du coq et de l’étoile sont eux aussi du voyage. Les prévisions météorologiques varient selon les lieux de résidence, il a fallu prévoir pour toutes les situations… Quelques bons livres, une tablette sur laquelle nos aventures quotidiennes prendront vie, une paire de crampon pour les matchs entre supporters sont ajoutés. Je ferme la valise. Verdict : ça passe !

Le rendez-vous était fixé à 16h afin de ne pas « courir ». A mon arrivée dans l’aéroport, je suis frappé par le nombre considérable de supporters marocains et péruviens déambulant dans les longs couloirs me menant au 2D. Si nous risquons de ne pas croiser les premiers dans les tribunes, les seconds seront notre adversaire lors du deuxième match de poule à Yekaterinburg. Cela promet une belle confrontation tant sur le terrain que dans les travées du stade. Quelques médias français et étrangers nous attendaient pour « nous voir partir et recueillir nos impressions ». Kin, Matthieu, Fabian, Didier et bien d’autres sont là. Les visages sont souriants, l’ambiance est à la fête, les chants peuvent raisonner dans le hall. Il est temps de dire un dernier au revoir à nos suiveurs d’un jour, l’avion est là, l’agent de sécurité nous glisse un malicieux « Allez les Bleus ». 21h15, nous nous posons à Riga.

L’escale se passe sans encombre. La composition de notre avion pour Kazan est équitablement répartie entre les et les Bleus. 2h, le « captain » nous annonce notre arrivée sur le sol russe. Nous y sommes ! Mais avant d’en profiter, il nous faut passer la douane russe…

De longue files d’attentes se dressent devant nous, chacun d’entre-nous se présente devant un officier au sein d’un SAS à la lumière glauque…
Passeport, FanID sont scrutés. Je passe sans encombre, ce qui sera pas le cas de certains d’entre-nous. Il nous faudra attendre 4h pour que le groupe soit au complet.
Une navette nous amène au centre-ville. La joyeuse bande de français fatigue mais reste heureuse de pouvoir être au cœur de l’événement.

Il est 5h, le bus nous dépose en gare de Kazan. Les chambres de notre auberge de jeunesse ne seront disponibles qu’à 14h. La journée va être longue…
Il est temps de se poser avant une journée qui s’annonce chargée.

Il est 7h, la première journée se termine… La nuit sera courte. L’aventure peut commencer.